Le cabinet de Pauline Auger accompagnait les parents d’un jeune motard décédé brutalement dans un accident de la circulation.
Dix-sept ans. Une vie fauchée. Une famille anéantie.
Dans ce type de dossier en droit du dommage corporel, la mission de l’avocat est d’une extrême délicatesse. Il faut chiffrer l’inacceptable.
Grâce à un travail rigoureux d’analyse médico-légale, le cabinet a obtenu l’indemnisation des souffrances endurées par le jeune avant son décès.
Contrairement à ce que certains soutiennent parfois, la mort n’a pas été instantanée. La tentative de réanimation atteste d’un intervalle de survie post-traumatique.
Or, une seconde de lucidité suffit juridiquement à caractériser la conscience de la douleur.
Le cabinet a également obtenu la reconnaissance du préjudice autonome d’angoisse et de mort imminente.
Ce poste, distinct des souffrances physiques, indemnise l’effroi ressenti par la victime lorsqu’elle prend conscience du caractère inéluctable de sa fin.
Même quelques secondes de perception suffisent à caractériser ce préjudice transmissible aux héritiers.
Ces deux postes sont essentiels : ils reconnaissent que le jeune homme n’a pas seulement perdu la vie, il a traversé des instants de douleur et d’angoisse, même brefs, que le droit ne peut ignorer.