Le cabinet de Pauline Auger accompagnait une jeune victime d’agression devant la Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVI).
Après une première expertise médicale profondément contestable, il aura fallu engager un véritable combat procédural pour que la souffrance psychologique de cette victime soit enfin reconnue.
Lors de la première expertise, l’expert relevait pourtant une symptomatologie claire d’état de stress post-traumatique.
Les troubles étaient décrits.
Le retentissement était réel.
Le déficit fonctionnel permanent (DFP) était même chiffré à 8 %.
Mais contre toute attente, l’expert concluait que ces troubles n’étaient pas imputables à l’agression, retenant ainsi un taux de 0 %.
Une souffrance médicalement évaluée, mais juridiquement effacée.
Cette position revenait à minimiser le volet psychologique du dossier, en reprochant notamment à la victime l’absence d’un suivi psychiatrique continu.
Or, en droit du dommage corporel, une victime n’a pas à optimiser son parcours thérapeutique pour préserver son droit à indemnisation.